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La langue française est-elle ringarde ?

Publié le 20 mars 2014 par Luc Allain | Culture  Société  
220 millions de francophones célèbrent la journée mondiale de la francophonie. En 2050, ils pourraient être plus de 700 millions. Certains jugent pourtant le français incapable de faire face aux évolutions du monde, et lui préfèrent l’anglais.
Une journée dédiée à la jeunesse francophone

Créée pour commémorer la création de l’Agence de Coopération Culturelle et Technique lors de la conférence de Niamey en 1970 (ancêtre de l’Organisation Internationale de la Francophonie), la Journée Internationale de la Francophonie se déroule le 20 mars de chaque année depuis 1998. L’OIF, à l’origine de la manifestation, regroupe aujourd’hui 77 pays dont 20 observateurs, ayant tous en commun l’usage du français, qu’ils célèbrent chaque année à travers des milliers d’événements et manifestations culturelles dans le monde.




En 2014, cette journée a pour thème "Place aux talents", un appel à la jeunesse francophone, sur qui repose l’avenir du français. Une manière aussi d’aller à l’encontre du ceux qui pensent que la langue française n’est plus en phase avec son époque.

L’anglicisation remède ou cause du déclin du français ?

L'écrivain et journaliste Frédéric Martel © Arnaud Février pour les éditions Flammarion / Wikimedia CommonsPour certains, la langue française serait à reléguer au rang de vieillerie démodée, incapable de trouver sa place dans un village global où l’anglais apparaît comme la seule issue. C’est par exemple l’avis du journaliste et écrivain français Frédéric Martel. Dans son articlFrançais, pour exister, parlez English publié sur Lepoint.fr en 2010, il rejetait une "francophonie poussiéreuse et ringarde" et critiquait les institutions chargées de la défense du français : "Arc-boutés sur un français qui n'innove pas, sur une langue fossilisée, les vrais fossoyeurs de la langue française sont l'Académie française, la Délégation générale à la langue française et la Commission générale de terminologie et de néologie". L’auteur de la tribune opposait un "français cadenassé", un "bastion nationaliste" à un anglais "de libération".

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L'auteur : Luc Allain


Luc Allain Mes articles

Formation : Sciences Po Aix-en-Provence + M2 Journalisme politique à l'international

Participation à : Public Sénat, Lepetitjournal.com, La Provence, The Ground, Tv7campus, Tv7 Provence, Le cercle des économistes


Médias : Web, presse écrite, photo

Bio : Diplômé de Sciences Po Aix, j'ai d'abord travaillé sur les élections législatives et présidentielle pour les 2,5 millions de français expatriés. J'ai ensuite arpenté les couloirs du Sénat pour Public Sénat avant de travailler comme responsable éditorial d'un webzine à destination des étrangers francophiles, le tout saupoudré de piges. Photographe à mes heures perdues.